Le chemin qui a mené à la création de Loup Chocolat

C’est moi qui lui dois… <3

J’ai eu la chance de rencontrer dernièrement Suzette Sandoz, professeur honoraire de droit. Nous avons discuté longuement et ça a donné un partage passionnant, humain et magique, une rencontre magnifique, digne de ce que la vie peut vous apporter de plus beau quand vous ne vous y attendez même pas/plus… Nous avons parlé des valeurs que cette société est peut-être sur le point de perdre (ou est-elle en train de se perdre elle-même ?), je garde espoir, je m’y accroche, ce genre de rencontre prouve que ça en vaut la peine.

Dans son article publié ce matin sur son blog, elle a réuni les éléments qui racontent en partie mon histoire, comment Loup Chocolat est né, son ambition, sa vision… sa route qui ne cesse d’être passionnante et emplie de valeurs humaines à affirmer et à défendre.

Nous avons tous un rôle à jouer. Que chacun lance son dé et sort de sa case… Un monde plus juste, plus équitable, plus humain, relève de notre propre jeu. Je lui retourne donc ce titre « d’être humain exceptionnel ».

Un grand MERCI à elle.

Lien vers l’article

Mon ashtag à moi est : #MeTooIStandUp

ON NE PEUT PAS AIDER A LIBÉRER LA PAROLE SANS DIRE AVANT TOUT « SE RELEVER, C’EST POSSIBLE »

Mon ashtag à moi est : #MeTooIGetUpIStandUp

A l’ère de tous ces ashtags qui prennent ou revendiquent le rôle de changer nos sociétés, je pense que beaucoup de gens continuent de s’en sortir loin de la vie virtuelle. Ces personnes ne sont donc pas à deux ou trois clics de nous mais plutôt à quelques pas. On donne le pouvoir aux clics et on ignore ce de quoi nos pas sont capables… Dangereuse cette technologie ! Ces êtres traversent la vraie vie, celle qui se déroule dans ce monde dont le grand défi reste celui de réussir à se le partager entre humains, de le rendre plus humain, juste, équitable et courageux. Donc prudence, car l’abus de clics pourrait nous faire passer à côté de gens que nos yeux ne parviendraient plus à voir ou à reconnaître, et surtout, passer à côté de nous-mêmes. Sacrée perte de sens !

J’ai mené mon combat à une autre époque : dépôt de plainte en 1996 en faisant le 117… le téléphone avait un fil, c’était sûrement le dernier. Chaque action que j’ai menée pour me rapprocher de la sortie de cette guerre avait un nom, un sens. Je connaissais à chaque instant la raison de toutes mes démarches, même si elles échouaient parfois ou n’apportaient pas le résultat escompté.

Nous voilà entrés dans une nouvelle ère, je suis sûre que ces ashtags peuvent aider de façon passagère ou durable plein de personnes et c’est tant mieux. Je ne sais pas comment c’est vérifiable, par contre je sais parfaitement que même l’étape de la « dénonciation officielle » – ce que ne représente même pas un ashtag dans les réseaux sociaux – n’est de loin pas la case finale à atteindre.

Ce qui est également sûr, c’est qu’à un moment donné, le seul message qui comptera, restera, servira, le seul qui vous voudra que du bien est « se relever, c’est possible ». Une fois arrivé, ce message, on ne le laisse plus partir. C’est donc lui qui fait grandir et transforme l’humain et, par conséquent, ce monde. Alors pour l’adapter en « langage virtuel », mon ashtag à moi est :

#MeTooIGetUpIStandUp

#MeTooIStandUp.

BRÈVE INTRODUCTION DE MON PROPRE CHEMIN (court extrait d’un travail d’écriture en cours de finalisation pour un livre essai)

En tant que femme de bientôt 46 ans, mon combat a été mené à une autre époque, avec d’autres moyens. D’une certaine façon, il reste toujours une partie de moi, mon combat. Mon corps, mon esprit restent la maison, le territoire de ma guerre. Mais mon corps et mon esprit sont aussi des parties de moi dont j’ai un accès exclusif pour y instaurer la paix. Je n’ai jamais fréquenté de grands mouvements de foule et encore moins lorsqu’ils devenaient virtuels. Je ne voulais pas retrouver une foule, je voulais retrouver moi-même. Ce désir ne pouvait pas être plus clair à mes yeux. Il était en lettres majuscules, tout le temps, à l’aube comme au crépuscule, à l’aller, comme au retour.

Certainement que j’ai vécu l’époque qui me convenait le mieux pour mener ma propre guerre. Ma quête de compréhension est devenue toujours plus intime, solitaire mais n’a jamais perdu sa volonté, sa détermination. Certes, chemin faisant, on s’éloigne de certains milieux, ou de certaines personnes, parce que les affinités s’évanouissent ou les réalités n’ont plus rien à se dire. Mais quelle existence n’aurait pas son lot de souffrance ou de séparations à vivre ? J’avais un but et en moi, je ne faisais aucun compromis. Il s’appelait : être en paix, retrouver ma joie et mon humour, me sentir entière. Car la réalité, c’est que l’abus déclare la guerre, répand la haine et la colère et vous déchire en morceaux. Voilà à quoi ressemble l’allure d’un monde d’une personne abusée. Je me retrouvais donc dans un monde à renverser. Quand les abus débutent tôt dans la Vie, c’est difficile de savoir quoi d’autre existe. Je peux affirmer aujourd’hui que dans le fond, je savais que l’autre face existait déjà. Pour atteindre mon but, j’étais prête à tout, même payer cher, car intérieurement, ça s’apparente à des conditions de survie. Les personnes ayant été abusées connaissent ce sentiment de survie, tellement bien. Tant que nous nous endormons ou réveillons dans la haine, nous ne sommes pas dans l’entièreté de notre être.

Loup Chocolat est une inspiration à laquelle je dois tout, elle ma vie, elle est toute ma Vie, elle est une paix volontaire et possible. Loup Chocolat est un encouragement, à l’échelle individuelle ou collective, pour atteindre et faire vivre une dimension plus humaine de cette société. Une élévation, peu importe le point de départ. Même dans une tragédie, après la phase de révélation, la phase émotive, la phase judiciaire et toutes les autres, il faudra laisser accessible le chemin de l’évolution pour chaque être humain concerné, évidemment ne présentant aucun danger pour cette société. Si on ne le fait, on passe à côté de précieux éléments, ceux capables de nous conduire vers une compréhension, une case nécessaire et incontournable pour avancer et construire un monde plus juste et plus équilibré. L’évolution est une étape nécessaire en permanence pour lutter contre les abus, les déviances, les dérapages et augmenter constamment l’efficacité de tout ce qui fait en guise de prévention.

La finalité sera toujours celle d’empêcher les nouveaux cas et de réussir à se partager ce même monde entre humains, tous imparfaits.

Loup Chocolat est un message universel, qui encourage un monde debout, ça s’adresse à « la foule » et ça passe désormais sans fil !! Voilà mon beau défi ! Comme quoi le temps a aussi passé, fil ou pas, il s’enfile partout : « « attrape-le si tu peux ».

Une ironie sympathique mon beau défi ! Vie solitaire, vie sociale… Il s’agit de mettre une attitude au service de l’autre. Une expérience au service de l’avancement de l’autre.

Comment agir ?

Les nouveaux cas seront empêchés par un monde debout, plus juste, plus courageux, plus humain, au quotidien et en priorité.

Je partage volontiers un point bien précis d’un échange que j’ai eu avec une journaliste de la RTS, il y a quasi une année, peut-être même jour pour jour. C’était après la Cérémonie des Césars et avant la date officielle de la première vague COVID-19…. Pendant une heure je lui raconte, avec entrain et enthousiasme, certains épisodes de ma vie qui ont concerné mon combat. Il s’agit de va et vient dans toutes ces années écoulées. En écoutant, elle répète qu’elle est impressionnée à plusieurs reprises. Je consciente que le sujet de l’abus donne envie de « justifier et renforcer » cette colère et haine collectives dans la société, mais moi aujourd’hui, je dis : j’accepte mon histoire. Je l’ai comprise. Sur ce, elle répond : « vous ne pouvez pas dire ça ». Avant de clore la discussion, arrive le sujet le sujet Polanski et on évoque très brièvement Bertrand Cantat. Elle avait sa position sur le chanteur pensant qu’il ne devait peut-être plus se produire. Je n’avais pas le même avis, je l’avais déjà exprimé dans certains billets de mon blog et je sais pourquoi. Je ne vois pas en quoi empêcher un concert rend ce monde meilleur. A mon avis, croire et faire croire que par l’action de manifester devant une salle de concert ou de cinéma fait de cette société une meilleure société est une grande hypocrisie. En revanche, elle me dit cette phrase : « Polanski, lui, à la limite, qu’il fasse des films ». Nous sommes d’accord, tout le monde ne choisira pas d’aller écouter Bertrand Cantat et il n’y a rien de plus simple, dans ce monde, que de ne pas aller à un concert. Mais selon mes valeurs, l’Art et la Culture avec la Nature sont deux axes indiscutables qui aident sincèrement les gens à se (re)diriger vers leur entièreté et c’est précisément ce qui peut aider à garder un monde plus sain. En aucun cas, il ne s’agit de soutenir le viol, la violence et les abus. Le dysfonctionnement de notre société se situe ailleurs que dans une salle de concert ou de cinéma où chacun choisit finalement d’y aller ou pas. Plutôt que de s’acharner sur des humains qui ne sont pas des fugitifs, il faudrait chercher partout où c’est possible des regards courageux qui transforment, embellissent et humanisent cette société.

Donc cette dame journaliste m’appelle parce qu’elle a su que j’avais eu un chapitre abus dans ma vie, je lui parle pendant une heure et ensuite elle place son curseur dans ma vie, en me disant que je ne peux pas accepter qui m’est arrivé, par contre Polanski peut faire des films (là il y aurait un sujet tout prêt, tout bon à lui proposer…je m’engage à l’écrire). Évidemment, je n’ai pas à prendre son curseur, je le lui rends d’ailleurs. Tout de même, ce propos je le ressens comme une insulte car il me définirait comme quelqu’un qui ne pourrait pas se relever – « accepter » étant une case incontournable pour pouvoir avancer. C’est aussi dire à ma fille qu’elle a une maman qui ne devrait pas accepter son histoire… Bref, je tenais à exprimer ce point de cet échange car je trouve qu’il est tellement représentatif et révélateur du mal-être et de l’hypocrisie de cette société.

Du coup, j’aurais quelques questions : Est-ce que la RTS propose une rente pour toutes ces personnes qui ne devraient « pas accepter » leur histoire, même lorsqu’il s’agit d’un abus ? Ou est-ce que les médias fournissent un certificat qui permettrait d’obtenir une rente auprès des institutions ? Le bénéfice financier généré par des sujets qui se servent dans le malheur, et dans la peine des autres est en partie redistribué pour faire vivre ces personnes ?

Si j’ai vécu un chapitre abus dans ma vie ce n’est surement pas « que » pour

  • Permettre à une journaliste de gagner sa vie,
  • Permettre à un politique ou célébrité de s’emparer de la problématique et de mener sa carrière,
  • Que je sois sur une liste de personnes gérée par une association afin que celle-ci obtiennent subsides et renouvellement de subsides… (bien sûr, les associations peuvent être utiles…mais ce n’est jamais la force permanente de la vie de quelqu’un)

Mais dans tous ces cas, chacun gagne très bien sa vie. Mais que devient la mienne ? Comment la gagner ou la (re)gagner ?

Je pense que le sens est plus profond et qu’il faut aller là où on n’a pas l’habitude d’aller.

Ma façon de (re)gagner ma vie a été d’accepeter mon histoire car c’est ainsi que j’accepte aussi ma force et ma liberté d’être au-dessus de ça et à partir de ce point, j’apporte une réelle contribution à la lutte contre les abus. Parce que oui, il faut lutter.

J’aime préciser que dans ma salle de bain, j’ai un produit pour prévenir le jaunissement de mes cheveux, j’ai une crème antirides (je vous assure tout le reste va bien…), mais que peut importe où je me trouve, je peux dialoguer ouvertement et sincèrement avec chacun des passages de ma vie. Ces mots-là sont les mots qui nourrissent et font grandir la paix.

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Mon message à toutes les personnes qui s’engagent dans cette traversée ou qui traversent en ce moment

« Je ne vous collerai pas l’étiquette de victime, même si vous avez le sentiment d’en avoir besoin, mais celle « d’humains pleins de ressources ». Chaque épreuve nous renvoie à nos ressources. Nos ressources sont proportionnelles à la taille de l’épreuve. Vous, debout, c’est la pire chose qui puisse arriver à l’abus, aux conditions qui lui permettent d’exister. Vous, debout, vous ôtez les moyens à l’abus de durer. Vous pouvez être les créateurs, les créatrices de son inconfort. C’est elle l’histoire à écrire et à laisser en héritage à nos enfants. Nous pouvons faire mieux que de créer des ashtags sous leurs yeux, nous pouvons vivre notre grandeur afin de régler autant que possible ce monde sur un meilleur équilibre. Attention aux éléments extérieurs créés par des vagues d’artifice, ils ne sont qu’éphémères et peuvent repartir aussi vite qu’ils sont arrivés. Ils n’ont pas pour but de mettre en avant votre vie. Seuls vous pouvez le faire en vous fiant à 100% à ce que vous ressentez. Il n’y a pas d’autre vérité que celle-ci. Sachez toujours pourquoi vous faites une démarche ou un pas dans une quelconque direction. Connaître cette raison, c’est avancer avec clarté. Soyez-en sûrs, loin de moi l’idée de minimiser ou d’insinuer qu’il n’y a rien de grave dans ce que vous avez vécu. Bien sûr, c’est grave, bien sûr c’est une grande et insupportable injustice. Il se trouve que les ressources que vous détenez sont précisément ce dont ce monde a besoin pour avoir meilleure allure. Contractez cette force, ce trésor qui n’a pas été touché, il est là, c’est certain. Vous relevez c’est accepter de retrouver votre essence. Et c’est ainsi que l’abus perdra du terrain jusqu’à disparaître. Je connais le désir de vengeance, l’envie que l’autre souffre. Mais j’ai aussi compris que cette vie devient toujours plus brève devant, plus longue derrière. Elle ne fait que de respecter sa propre loi. La case finale est votre plénitude et votre paix. Et ce n’est pas un ashtag qui vous y conduira, mais vos vrais pas dans la vie. Soignez le lien avec votre enfant intérieur, cette partie de vous est incapable de vous déserter, c’est tout simplement contre sa nature. Il n’y a pas un chemin mais mille pour y parvenir. Je pense, en revanche, que lorsqu’un raccourci se présente, on se doit de le prendre. Parce que c’est clair, c’est un clin d’œil de cet univers. Il vous appelle à vous relever.
Ne prenez rien de message si ce n’est pas le moment. Je comprends. Ne gaspiller pas d’énergie à m’en vouloir ou à ne pas être d’accord avec moi ou à ne pas m’aimer. Ma position est légitime, je partage tout simplement ce que la vie m’a inspiré généreusement.  

Je vous souhaite une pluie de clins d’œil sur votre chemin et de profiter du beau temps après la pluie. »

Portez-vous bien, soyez fiers de vous, vous portez déjà le monde 🙂

©Maria Grazia Paparone, (alias Grace) texte en partie extrait d’un travail d’écriture en cours.

« REVENIR À NOTRE RAISON D’ÊTRE FAIT APPEL À NOS FORCES. AUJOURD’HUI, C’EST LA SEULE ROUTE QUI NOUS RESTE. DONC, NOUS SOMMES FORTS ! »

« REVENIR À NOTRE RAISON D’ÊTRE FAIT APPEL À NOS FORCES. AUJOURD’HUI, C’EST LA SEULE ROUTE QUI NOUS RESTE. DONC, NOUS SOMMES FORTS ! »

Notre raison d’être est incapable de nous trahir, incapable de nous laisser tomber. C’est contre sa nature et cette nature est intouchable.

Les VRAIES RICHESSES d’une société sont l’envie, le courage, la créativité, les passions et la volonté de s’en sortir des gens qui la constituent. Ces valeurs-là « ne tombent pas du ciel, non plus ». Elles sont toutes singulières, il faut parfois aller les rechercher lorsque nous nous en éloignons. Elles ont toutes une histoire. Ce CAPITAL devient encore plus précieux par le fait qu’il est directement lié à nos enfants, il permet de leur montrer que, malgré tout, quelque chose de précieux peut être extrait de chaque humain tant que la Vie est là. Ce capital est notre allié depuis toujours.

Aujourd’hui « certains dirigeants » nous expliquent que pour préserver la santé du pays, il faudrait que les plus précaires acceptent de devenir encore un peu plus précaires, que ceux qui ont déjà payé, continuent de payer encore un peu… Que peut signifier un monde qui s’écroule pour un homme ou une femme à qui nous retirons les moyens d’exister ?

TRIER LES HUMAINS N’EST JAMAIS BON, NI DANS LES HÔPITAUX, NI EN DEHORS DES HÔPITAUX.

Si nous avons pu éviter le tri dans les hôpitaux jusqu’à présent, à l’extérieur de ceux-ci, il est déjà en place, depuis longtemps. C’est un art de le faire durer en prétendant qu’il n’existe pas. Les gens s’éteignent, meurent « seulement », masqués. De toute façon, peu importe, ce compteur est fermé. C’est un mépris quotidien de nos vraies richesses, ça impacte des familles, des enfants… Les dégâts sont profonds, le mal-être grandissant. C’est le chemin de la HONTE…

MAIS CELA NE PEUT PAS ÊTRE LA FIN, LA FIN NE PEUT PAS RESSEMBLER À CA ! Il y a mieux que ça et ça passe par « ACCEPTER NOTRE FORCE ET CE DONT ELLE EST CAPABLE ». Il est temps de diriger notre attention vers nos ressources respectives, peu importe le point de départ, cela est essentiel, prioritaire et vital.

« C’EST EN TRAVERSANT LA NUIT QUE NOUS VERRONS NAÎTRE LA CLARTÉ ET DE BRILLANTES IDÉES DANS NOS ESPRITS »

Depuis sa création, en 2005, Loup Chocolat mise sur le capital humain en lui accordant la place centrale dans la vision qu’il véhicule. Pionnier, original, humaniste et unique, il s’applique dans tout défi et environnement, son message est plus que jamais la réponse dont ce monde a besoin.

Si vous voulez faire « quelques pas » aérer votre univers, élargir vos possibles, créer des liens entre les différentes réalités, pour pouvoir à nouveau faire circuler les bons sentiments, les opportunités, respirer et faire vivre ce qu’il y a de plus merveilleux de la nature humaine, alors nous pouvons faire ce bout de chemin ensemble. Que vous soyez une entreprise, une institution ou un individu, mon aide, sous forme de réflexions, de sensibilité, d’écoute et de créativité, vous encouragera à vous diriger toujours plus vers votre grandeur grâce à de nouvelles idées et à de nouveaux possibles qui vont forcément et définitivement favoriser un meilleur équilibre, qui contribuera à construire et à maintenir un monde plus juste et équitable. C’est en plaçant au centre l’importance d’une « diversité humaine unie et fière » comme la formule unique et sûre pour une société debout que nous y arriverons !

©Loup Chocolat / by Maria Grazia PAPARONE

Un monde debout (Parce qu’il n’existe pas autrement !)

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Collaboration possible avec entreprises ou toutes autres organisations. Pour les personnes en individuel, j’applique le « pay what you can afford ». A votre service sans restriction géographique. Les « Walk with me » sont possibles à Zermatt ou ailleurs, je me déplace aussi pour des séjours. Maintenez le cap et à bientôt 😉

The light is green for a new start !

Congratulations President Joe Biden! Congratulations Vice President Kamala Haris! And all american people! So many good news at the same time !!

A divided country can be the best picture when in front it meets determination, faith and commitment to make it only one again. Inclusion, greatness and diversity are the values for the present and future.

The construction of a beautiful “bridge” is already going on…

The challenge is there. It hides a beauty. Now, it’s human beings’ turn to act. The all world can be the winner <3

Democracy is Peace !!

Face how great you are America !!

https://www.rts.ch/info/monde/11735570-biden-sengage-a-etre-un-president-qui-rassemble-et-non-pas-qui-divise.html

L’ART SAUVE DES VIES. PARTOUT. TOUT LE TEMPS.

OEUVRE #1

« L’art sauve des vies. Partout. Tout le temps. » est ma nouvelle démarche qui réunira une dizaine d’œuvres artistiques – principalement des films – dont le message que j’en ai tiré a été déterminant et à chaque fois, un vrai joyau qui a éclairé ma route et continue de le faire.

L’art est cet infini réseau routier sur lequel nous pouvons nous engager. Il nous raconte nos vies, nous éclaire et nous mène vers cette compréhension. Une étape clé qui nous munit de ce dont nous avons besoin pour avancer ou qui nous aide à laisser tomber ce dont nous n’avons plus nécessité. L’accès à l’art et à la culture est essentiel. Ne pas soutenir l’art revient à renier l’humanité.

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Pour chaque œuvre présentée, il y a une vidéo plus un article. Il n’y a pas d’ordre chronologique, c’est comme ça vient, comme je les retrouve.

Film #1

Il s’agit du film AMOUR, de Michael Haneke. Un film que j’ai vu – la première fois – dès sa sortie en Suisse, un film qui m’a bouleversée. Le couple d’acteurs – Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva – avec la participation d’Isabelle Huppert, est grandiose. Avec une délicatesse extrême et déterminée, ils vont donner une place au sentiment « amour » tout au long de cette tragédie.

Ce film m’a marquée et surtout m’a apporté une réponse que je cherchais à ce moment-là de ma vie. Une direction. Il y a plein de messages à extraire de ce film. Tout d’abord celui de l’amour qui n’a peur de rien. Ça beau être austère, douloureux, tragique, sombre… l’amour ne recule devant rien, il n’y a pas de passage qui soit trop étroit ou inaccessible à l’amour. L’amour est là, en nous, au milieu de la joie comme de la douleur, et ne demande qu’à être exprimé à chaque instant de notre existence. « Nous ne serons jamais épargnés des épreuves à traverser tout comme privés de l’amour pour y arriver. »

Le message de ce film qui me tient à cœur réside dans une réplique, en réalité. C’est elle qui m’a immédiatement décidée à acheter le dvd pour voir et revoir, écouter et encore. J’ai écrit parfois cette réplique dans mes cahiers, à la première page, pour y revenir à chaque fois que j’en ai envie.

Bien qu’elle soit simple et même naturelle, je n’arrivais pas à la trouver en moi. Ce film me l’a donnée.

Ce récit met à l’épreuve le sentiment d’amour en exposant une de ses facettes les plus douloureuses : accompagner l’être que nous aimons vers la fin, vers la sortie. La maladie s’installe dans le quotidien de ce couple octogénaire et c’est une vie, quasi, à trois qu’il faut réorganiser. Les habitudes ne sont plus les mêmes, les espaces et le temps sont employés autrement. L’amour va choisir, au milieu de cette nouvelle organisation, de garder sa place.

La réplique

C’est environ à 1h30 du film. A mon sens, c’est le point culminant du scénario, par rapport à ce qui se dit. C’est mon avis personnel. C’est lors d’un échange entre Jean-Louis Trintignant et sa fille Isabelle Huppert, un échange qui va très loin et qui a le pouvoir de remettre les choses à sa place. Chacun va exposer la souffrance de sa propre réalité et le dialogue conduira, pour finir, vers une espèce de soulagement. Voici l’extrait (environ 8 min dans le film, lien ci-dessous) :

  • Qu’est-ce qui passe avec maman ? Pourquoi tu ne décroches pas le téléphone ? Depuis notre dernière conversation, je t’ai laissé quatre messages sur le répondeur, pourquoi tu ne rappelles pas ?
  • Excuse-moi, je n’écoute pas les messages.
  • Tu ne peux pas te douter qu’on s’inquiète ?
  • Votre inquiétude ne me sert à rien. Non, ne le prends pas mal, ne le prends pas mal. Ce n’est pas une critique. Mais je n’ai pas le temps de m’occuper de votre inquiétude, voilà c’est tout.

  • Tu ne peux pas m’interdire de la voir.
  • Non…

  • J’ai été idiot de fermer la porte tout à l’heure. Excuse-moi, j’ai été pris au dépourvu. Je suis désolé

« Votre inquiétude ne me sert à rien. Je n’ai pas le temps de m’occuper de votre inquiétude. »

Comme je disais, selon moi, cette réplique est le point culminant du scénario. En exprimant cette phrase, Jean-Louis Trintignant protège son amour, sa sphère, avec clarté. Il indique ce qui compte pour lui et la manière dont il souhaite vivre cette phase de sa vie. Certes, cette réponse va blesser sa fille qui va légitimement revendiquer son droit de voir sa mère, également avec une détermination. Au bout de l’échange, il y a ce rééquilibrage, Jean-Louis Trintignant admet qu’il est allé trop loin, il est désolé et reconnaît le droit de sa fille, tout en préservant son intimité et ce qui lui appartient.

Certainement, cette réplique a la force de déclencher ce qui doit être vécu chez les deux protagonistes de la scène, avec sa dureté, cette déclaration va créer aussi beaucoup de bien en incluant et en prenant en considération toutes les réalités y compris le souhait d’Emmanuelle Riva de ne pas être vue dans son état. Ces mots sont durs et généreux à la fois car ils vont libérer l’autre en le déchargeant : sens-toi libre de ne pas t’inquiéter autant. C’est ton droit de ne pas t’inquiéter.

Pourquoi cette réplique m’a percutée ?

J’avais besoin d’entendre ça. Ça été l’ouverture d’un boulevard devant moi, pour ma conscience et pour continuer un chemin vers une paix intérieure. Elle est exprimée de façon élégante, saine et autoritaire. On ne peut pas ne pas comprendre cette phrase. On ne peut pas ne pas la respecter.

Elle m’a fait du bien en me soutenant dans mon combat, dans mon parcours. Se relever d’un abus exige à retrouver le sentiment « amour », sans ça, difficile de tenir. Les abus, en tant que sujet, malheureusement, trop tabou et trop peu débattu avec une réelle volonté de combattre ce mal, parviennent à éveiller beaucoup d’inquiétude – entre autres – chez l’entourage proche ou éloigné et dans la société en général. Souvent l’être humain pense qu’il rend service parce qu’il s’inquiète. Si en face, cette inquiétude est prise comme une limitation ou quelque chose envers laquelle il faudra être redevable, ça peut en réalité devenir un vrai obstacle ou un poids supplémentaire à porter au risque de passer à côté de qui on est.

Mon avis

Je pense qu’on devrait tous avoir cette réplique dans une poche car elle peut servir, dans la journée ou dans une vie. Quand on exprime une telle phrase parce qu’on veut protéger ce qui est « amour », parce qu’on veut vivre ce qui est «amour », alors elle peut déclencher la même envie chez l’autre, elle peut favoriser un meilleur équilibre et redonner la juste place aux sentiments de chacun. La juste place, ce n’est pas rien. C’est même beaucoup. Et c’est plutôt agréable comme sensation. Quand on la rencontre une fois, on ne peut plus ignorer qu’elle existe.

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C’était la réplique que je voulais partager. En dire plus, ça serait en dire trop. Tout le film est merveilleux. C’est joué avec une telle pureté. Un film à voir si ce n’est pas fait, parce qu’il donne une belle leçon d’amour. Il y a une société qui en a besoin de cette leçon… la nôtre.

Ce mot « amour », par rapport au contexte actuel de ce monde, de cette crise, et des inégalités qui durent depuis trop longtemps et qui sont davantage mis en lumière en cette période « covidienne », aurait à lui tout seul la force de tout régler, de tout rétablir, de tout rééquilibrer. Mais quelque chose l’empêche…

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Si le message de ce film vous a marqués, sentez-vous libres de partager votre ressenti, votre avis. Je serais très heureuse de le connaître. Pour ne pas manquer les autres vidéos de la démarche « L’art sauve des vies. Partout. Tout le temps. », abonnez-vous, tout simplement J Merci !!

Voici le lien vers la vidéo

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Le prochain film de ma liste est Forrest Gump et j’aurai une petite invitée. Elle a dernièrement vu cette toile et a envie de dire quelque chose. Elle se réjouit et moi aussi !

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Merci pour votre attention.

Portez-vous bien et à très bientôt.

Grace

« Maintenant, la Suisse fait également peur à l’Italie. »

« Maintenant, la Suisse fait également peur à l’Italie. » Voir article https://www.20min.ch/fr/story/lexplosion-des-cas-en-suisse-etonnent-les-pays-voisins-785909670247

Voilà une citation qui ne devrait pas finir sur un t-shirt…. Enfin, pas tout de suite… Imaginez seulement cette phrase lors du prochain Championnat d’Europe, elle fait rêver dans cet autre contexte, n’est-ce pas ? Bon, bien que cela me « coûterait un peu » ;), c’est avec cœur que j’achèterais ce t-shirt pour saluer et applaudir (pas depuis mon balcon…) le parcours audacieux, courageux et réalisé que raconte une telle déclaration !! Quand chaque joueur d’une même entité vise le même but, elle peut aller très loin, l’entité. Ce qui n’empêche pas des angles de vue différents, après tout, sûrement nécessaires, pour bien occuper le terrain. La « star » est le but visé : s’en sortir en faisant le plus de bien et le moins de mal possible (L. Toslstoï).

Autre idée que cette époque covidienne m’inspire : pourquoi pas « un album panini Covid quotes » ? Qui a dit quoi à qui et quand ? Ça permettrait aux futures générations de se rendre compte de qui nous étions. Il faudra en prévoir des pages, pour les tourner, creuser, et enfin trouver dans le fond, cachée quelque part, cette grandeur d’être humain, celle capable de mettre un « poil » en retrait la compétition, le gain, le profit, le profit au prix de vies humaines… question de rétablir un coup les règles du jeu de cette société, de ce monde.

Ce n’est pas une critique négative ou péjorative envers les autorités, les dirigeants politiques, qui voudrait faire leur travail ? Perso, je préfère être à ma place et suivre mon envie de communiquer mon message, celui que la vie m’a inspiré.

Mais il est vrai que ce sentiment de fatigue, d’insécurité pèse et se propage toujours plus chaque jour, à tous les niveaux. Le désespoir de beaucoup grandit de façon également exponentielle et le camp de la survie devient toujours plus peuplé et là – selon moi – c’est un réel signe, une alarme qui crie que les tirs ne se font pas toujours en direction du bon but. Nous ne sommes pas prêts de mettre les mots « crise, violence et dérapage » au placard !

Quotidiennement, on complète ce tableau : combien de nouveaux cas ? Combien de morts et d’admis en réanimation ? Combien de faillites ? En revanche, on parle très peu de ceux qui profitent de cette crise et dont le gain augmente à la même vitesse que les gens chutent, perdent leurs moyens pour subvenir à leurs besoins. le profit privé. Il n’y aurait pas autant de profit qui s’accumule sans autant d’humains affaiblis par ce système.

Et si l’inverse de ce qui se produit pouvait avoir lieu ? Ou si tout simplement cela pouvait être éviter ?

Une lumière persiste dans cette crise incontrôlée ou incontrôlable, elle s’est posée sur les inégalités et les conditions humaines inacceptables vécues par une partie de la population. Cette lueur devrait permettre aux Hommes de savoir vers où tendre une main.

La prise de conscience serait de dire que nous sommes tous sur le même terrain et que nous éprouvons le même sentiment à l’égard de cette Vie : l’amour. Que l’on soit riche, que l’on soit pauvre. La vision est toujours grande lorsqu’il s’agit de s’en sortir par amour pour la Vie, pour ce rêve qui fait battre ce cœur. Une envie de saisir cette opportunité qui passe maintenant. C’est un droit, c’est un devoir.

Selon la vision ou l’approche Loup Chocolat, il y a toujours un geste à faire pour rendre meilleure l’humanité, peu importe où l’on se trouve.

Les idées circulent et c’est normal. L’inspiration elle-même est le plus beau signe que la VIE puisse nous donner.

Ce sont les êtres humains qui sauveront la société et pas le contraire. Alors pour ouvrir un autre compteur, celui qui se nommerait « combien de gens avons-nous réussi à empêcher de tomber hier, aujourd’hui et demain ? », le profit privé a un rôle à jouer maintenant. Et quel beau rôle !!! Nous sommes tous gagnants à choisir d’encourager et de maintenir un monde debout.

Je prône l’altruisme dans les deux sens en guise de normalité, pour honorer la diversité, notre grandeur. Le renoncement volontaire à un petit bout de profit pour le mettre au service des plus touchés, des plus vulnérables et des plus cassés par ce monde, davantage mis en lumière par cette crise, afin de maintenir une meilleure allure de nos sociétés. Créer et garantir un terrain propice et favorable à l’évolution de chacun. Le renoncement à un petit de profit va de pair avec le renoncement de croire qu’il n’est pas possible de se relever et repartir.

Créer le lien entre les extrêmes – comme la meilleure passe d’un match – favorise une circulation des opportunités et des richesses en faisant de l’humanité, LA GAGNANTE.

L’altruisme n’a pas pour but de limiter les richesses ou de les plafonner mais de maintenir des conditions humaines dignes, normales, justes et nécessaires pour permettre à chacun de saisir cette vie et sa valeur infinie, et ce, sur toute l’échelle sociale.

Ça en vaut la peine. Ne serait-ce que pour montrer à nos enfants et petits-enfants que c’est possible.

Loup Chocolat Vision

STAND UP WORLD, IT’S POSSIBLE

STAND UP WORLD, IT’S POSSIBLE

Quelle belle nouvelle !

LOUP CHOCOLAT porte une vision positive, constructive et plus humaniste de ce monde. C’est le monde à contre-courant… Oser partir dans l’autre sens pour retrouver paix, équilibre et humanité.

L’inverse de ce qui se passe chez les humains existe déjà. Lorsque nous sommes face à des situations qui éveillent colère, haine ou peur, nous possédons déjà l’envie, l’amour, la force et le courage pour rétablir et pour viser ce magnifique but que nous devrions partager : rendre cette humanité meilleure en JOUANT notre rôle d’exemple : un plaisir, un droit et un devoir à l’égard des futures générations

Oui, la vie peut frapper dur parfois. Une chose est certaine, ce qui reste en chacun après des événements difficiles, voire tragiques – et peu importe le rôle que nous y avons joué, la vie ne nous ôtera jamais la possibilité d’évoluer et de faire vivre le meilleur de nous tant que nous le décidons avec notre cœur – est précisément le « capital humain » qui peut contribuer à la reconstruction de notre propre Vie ou de la vie en général autour de nous.

Alors debout, l’œuvre est en cours et progresse. Nous sommes les artisans et les artisanes que ce tronçon de vie a désignés pour les défis et les étapes du « présent ». Ayons confiance en ce que nous choisissons de devenir.

Loup Chocolat Vision 

Our greatness, our diversity. Our diversity, our greatness.

La grandeur de l’être humain se trouve dans la création du lien entre les extrêmes

La grandeur de l’être humain se trouve dans le lien entre les extrêmes, entre les forces antagonistes. Ensemble, réunies, elles deviennent une force habitée par une paix terrible.

La beauté de ce qui arrive et que cela reflète la grandeur de l’être humain, celle à sa portée, celle qu’il détient, celle qu’il devra, sans plus attendre, atteindre sans crainte. On se rend bien compte du prix, toutes ces vies qui s’en vont, qui nous échappent. Des cortèges de cadavres qui ne partent pas sans laisser un message.  Et puis, il y a ces vies qui prennent des risques – sans compter – par engagement, par amour, par passion, par volonté d’y arriver et de vaincre l’ennemi, par volonté de rester debout et de faire valoir notre droit à une Vie simplement heureuse. C’est la réanimation de l’humanité avant tout qui est en train d’avoir lieu. Car elle était en manque de souffle… C’est bien le confinement, cette nécessité de prise de distance qui parviendra à toucher – paradoxalement – le cœur de la Vie.

Le renoncement à un petit bout de profit, c’est maintenant.

Créer le lien c’est renoncer volontairement à être uniquement et seulement l’une ou l’autre de ces forces antagonistes, de ces facettes qui définissent l’être humain, magnifiquement imparfait. Ce lien permet de reconnaître et ses besoins pour exister. Tout le monde y gagne en laissant émerger une nouvelle vision du monde. Une catastrophe comme le Coronavirus ne nous laisse plus le choix. Ce lien devient vital. Les plus puissants, les plus matériellement privilégiés doivent renoncer à un petit bout de profit, car face à des gens exceptionnels qui se montrent prêts à se donner sans limite, pour ne pas passer à côté de cette vie qui reste, le geste nécessaire n’est pas un autre que celui de renoncer à un petit bout de profit. Et peut-être même qu’il n’y a rien de plus facile à faire que ça. Agir dès à présent sur les extrêmes, c’est déclencher le mouvement pour une meilleure répartition des richesses et des opportunités et, pourquoi pas, une libre circulation des bons sentiments.

Il faut des ressources, il faut des moyens. La bonne nouvelle est que les ressources sont là, les moyens sont là.

« Ce ne sont ni les moyens ni l’argent qui manquent à ce monde pour avoir une meilleure allure mais des Hommes qui ne craignent pas de vivre leur grandeur.  C’est une absence que nous payons cher chaque jour… Dépasser la crainte c’est faire de cette absence une présence qui apporte de la valeur à ce monde. Chacun de nous peut être un bout de cette présence. » Mamma Louve

Là où tout est tassé, il faut libérer, il faut laisser couler. Personnellement, c’est ainsi que je l’interprète cet événement majeur et exceptionnel que nous traversons. Les plus forts resteront les plus forts, et nous en avons besoin. Mais le plus important est que cela permette à chacun d’avancer dans sa propre Vie, de parcourir ce bout de route dans la dignité humaine. C’est terminer de tolérer les pires injustices, les inégalités. Ça doit rester derrière dorénavant. L’écho de toutes ces vies emportées résonnera en nous définitivement.

Tous confinés et pourtant, notre tour du monde n’est pas confisqué…

Le seul voyage possible est celui qui nous fait visiter notre monde intérieur, se rencontrer, se retrouver, se parler, se comprendre. En tant qu’individu, que collectivité, qu’entreprise, le but est d’aller chercher cette dimension qui va contribuer à garder ou (re)mettre ce monde debout. Enfin l’effondrement est arrivé, peut-être le merveilleux, celui qui nous invite à une prise de conscience historique et déterminante pour l’avenir des futures générations, celui qui redonne sa juste valeur à la Vie.

Le plus il y a d’êtres humains en paix, le plus le monde est en paix.

Et c’est seulement à partir de cet état d’esprit que la règle « faire le plus de bien et le moins de possible » peut s’appliquer et porter ses fruits à travers le monde. Mettre cette paix en place dans chacun de nous est ce qui construit la paix dans le monde. Il n’y a pas d’autres direction. Toutes les conditions sont réunies pour que la Vie nous adresse aujourd’hui ce défi, un défi servi comme seul et unique « plat du jour ». Il se renouvelle quotidiennement, et tout ce que nous savons, c’est que nous allons le déguster encore quelque temps. Une forme de régime imposé, mais dans le fond, il fallait certainement autant de contraintes et de restrictions – comme ingrédients – pour (r)éveiller l’excellence en nous, pour faire bouger et évoluer les idées malheureuses ancrées dans les esprits.

« POUR UN MONDE LIBRE D’ÊTRE RESPONSABLE ET CREATEUR DE SON BONHEUR »

Telle est la vision de Loup Chocolat depuis sa création, en 2006.  Je ne vais pas aborder la route et les expériences vécues dans ma vie pour en arriver à cette création, je le ferai dans d’autres articles car il y a plein de choses à raconter.

Dans Loup Chocolat le sac n’est qu’accessoire, c’est le cas de le dire… Le message doit précéder tout médium.

Transformer et améliorer la vie des gens en les amenant à prendre conscience que leur grandeur, leur évolution est un droit, un devoir.

Si Loup Chocolat était un label pour entreprises et sociétés, il serait le seul à renvoyer chacun à sa propre conscience. Personne ne peut y accéder à part soi-même. C’est exclusif, précieux et ça compte tellement.  Notre pensée est la première chose que nous mettons sur le marché, elle a un impact direct sur nos vies. On a vu et on continue de voir circuler tellement de labels dans tous les sens, mais la plupart reposent sur un modèle lucratif. Chacun peut mettre du riz bio dans son caddie et avoir une mauvaise intention ensuite, c’est techniquement possible et compatible, et d’un autre côté, quelqu’un peut ne rien posséder mais avoir un esprit qui pense « altruisme », à l’autre, par réflexe, un muscle actif en permanence. Loup Chocolat responsabilise et rend libre : agir en faisant de son mieux, mais surtout, agir.

L’accès à notre conscience, choisir d’avoir des intentions positives sont la première chose qui peut vraiment contribuer à la construction d’un monde meilleur.

Et c’est pour ça que les grandes entreprises, les organisations majeures ont un rôle principal à jouer, aussi en guise d’exemple. Mais dans le fond, tout le monde a un rôle à jouer. En jouant ce rôle avec sincérité, le gain est d’aller soi-même vers sa grandeur. A chacun d’avancer dans cette direction.

On ne fait pas évoluer les sociétés en éveillant un sentiment de dégoût, de haine ou de colère, on fait évoluer les société en éveillant le sens des responsabilités à l’égard des dysfonctionnements. Difficile d’avancer sans accéder à cette compréhension.

L’aspect positif est qu’il y a plein de choses qui fonctionnent, cela signifie que les ressources, les capacités, les compétences sont déjà là. C’est la crainte qui doit disparaître et être remplacée par la volonté.

Cette prise de conscience doit rester un accès libre pour tout le monde à chaque moment de la vie. Le chemin est différent pour chacun de nous. Il n’y a pas de parcours ou d’êtres humains parfaits. Il n’y a pas de faux chemin quand on choisit de partir, dès à présent, avec une bonne intention en faveur d’une humanité meilleure. Ce sont nos enfants les accompagnateurs. L’enfance du monde est le moteur.

A chacun sa grandeur. Un droit. Un devoir.

**

Le seul être humain qui peut nous sauver c’est nous-mêmes. Alors ôtons maintenant tout ce qui a pu le cacher jusqu’à présent. Le plus nous allons rencontrer cette grandeur au fond de nous-mêmes, le plus nous prendrons possession des ressources nécessaires pour surmonter ou dépasser chaque obstacle. La force est dans notre histoire.

L’amour traverse de continent en continent, de pays en pays, de ville en ville, de maison en maison, sans bagage et sans papier. Il est bien plus libre que ça.

Elena Ljuba JANDEL

L’alarme pour le renoncement à un petit bout de profit sonne aujourd’hui, très fort… Passer du duel au duo, créer le lien entre les extrêmes, c’est beau, utile et nécessaire. Ça recadre l’humain dans toute sa splendeur, dans tout ce qu’il sait être de mieux.

Loup Chocolat est et restera toujours l’avenir, car il croit en l’être humain volontaire de devenir meilleur.  Qui sommes-nous pour ne pas viser ce but ?

Notre grandeur, notre diversité. Notre diversité, notre grandeur.

 Notre grandeur, notre diversité. Notre diversité, notre grandeur.

Qu’y a-t-il après une tragédie si pas un chemin vers l’évolution ?

Les administrateurs du groupe Comité de soutien à Bertrand Cantat ont travaillé pour professionnaliser un documentaire qui réunit simplement la parole de tous les magistrats qui ont, d’une manière ou d’une autre, pris l’affaire en main. L’enjeu pour la société est important après de telles épreuves : il s’agit de la lutte contre la violence, les abus, dans toutes leurs formes. Transformer, modifier les dires qui ont été actés par des juges au vu d’en faire une tragédie lucrative ne sert en rien du tout la réelle lutte contre la violence. Au contraire, cela parvient uniquement à diviser et à semer haine et colère à l’infini, une atmosphère propice à tous dérapages d’êtres humains. Une régression. Le but n’est pas de tolérer ce qui s’est passé mais de réfléchir de façon honnête et courageuse afin de réduire, voire d’empêcher tout nouveau cas.

Qu’y a-t-il après une tragédie si pas un chemin vers l’évolution ?

Je ne comprendrai jamais comment lyncher une personne peut procurer un sentiment de bonne conscience, un sentiment de lutter contre la violence.

C’est triste et c’est un gaspillage de devoir investir de l’énergie pour prouver une manipulation, une déformation des faits. Une histoire déjà tragique qui se transforme en tragédie lucrative, dont certains profitent. Mais où est la lutte contre la violence ? Tout devrait, au contraire, commencer par un renoncement à un petit bout de profit, ça se passerait naturellement beaucoup mieux…

ON NE VIOLE PAS LES FEMMES, ON N’ABUSE PAS DES ENFANTS, ON NE PORTE PAS DE COUPS MORTELS (ou de coups tout court) sur qui que ce soit. C’est certain. Mais ces choses terribles arrivent effectivement sur terre. Cela signifie également que c’est sur terre que l’on peut réussir à les arrêter, du moins, autant que possible. Les ressources pour renverser la situation nous appartiennent déjà.

Un monde sans violence, un monde qui ne soit pas complice de déviances et de dérapages passe par une évolution des sociétés et donc par une évolution de chacun de ses membres. Une remise en question. Un dialogue. Un débat. Des rencontres. Une prise de conscience sur comment nous y contribuons collectivement. Reconnaître comment nous nourrissons ce dysfonctionnement et ne plus lui donner à « manger ». Choisir l’évolution c’est dire non à la régression. C’est montrer à nos enfants que le meilleur existe si on choisit de le faire exister. Un choix de direction à faire…

Bertrand Cantat a vraisemblablement perdu sa valeur aux yeux de milliers, voire de millions de personnes. Et il ne s’agit pas de contester ceci. C’est une donnée qui fait partie de la réalité. Mais l’inverse est tout aussi vrai et vivant. Et heureusement qu’il en est ainsi. Prendre conscience et accepter qu’une personne n’a pas pu blesser à 360° est une clé qui devrait ouvrir la porte de la libération. Une étape cruciale pour chacune des parties impliquées dans un drame.
Plein de gens continuent à aimer cet homme, cet artiste, cet ami. Ils sont des milliers, voire également des millions qui continuent à apprécier en lui ces multiples facettes qui composent son talent. Un talent qui a réussi à rassembler autour d’un message, d’une sensibilité et d’une musique une foule de personnes. Ce public-là choisit de ne pas oublier ce que Bertrand Cantat réussit à procurer comme bons sentiments par le biais de son art. Ce public-là répond présent pour continuer à soutenir cette face non condamnée et non condamnable. Les motivations qui poussent les gens qui forment ce public à rester sont aussi nombreuses que diverses et elles appartiennent à chaque être humain. C’est le pouvoir des vies qui se rencontrent à des moments précis, jamais par hasard. C’est la diversité des angles de vue.

Pour ma part, en 2003, l’annonce de ce drame avait tout d’un fait divers. Je ne suivais pas particulièrement le groupe Noir Désir. Je connaissais les morceaux à grand succès, je les écoutais avec plaisir à la radio. En revanche, le fait de recroiser cette histoire humaine et de constater comment certains mouvements ou médias œuvrent pour empêcher un homme de se réinsérer – il n’est ni un fugitif, ni un impuni – fait sonner l’alarme chez moi en réveillant des valeurs profondes que je défends peut-être même passionnément. Ça fait appel à une vision de société que je défends. J’ai moi-même mené mon combat, beaucoup d’années se sont écoulées et j’ai vu mon regard changer chemin faisant. Une chose est sûre, c’est que pour sortir de la colère, de la haine, du dégoût, de la honte… il ne faut pas rajouter une couche, ou plusieurs, de ces mêmes ingrédients, il faut faire quelques traversées et aller chercher autre chose, plus loin, plus profond. Il n’y a pas mille choses qui vont fonctionner, il n’y en a qu’une : accepter les faits et quitter la guerre par amour. Peu importe ce que les autres pensent.

Je ne crois pas à cette idée ou question que l’on entend tout le temps : faut-il séparer l’homme de l’artiste ? A mon sens, non. La vie est une addition de pas, et pas une soustraction. Et c’est en incluant chacun de nos pas dans notre bagage que l’on se doit de continuer la route en devenant ce que nous pouvons être de mieux, au fur et à mesure. Notre propre évolution est un droit autant qu’un devoir. Cette dimension nous la possédons et c’est sur elle qu’il faut miser. C’est elle qui peut nous éclairer et nous conduire vers plus de compréhension. La case de la compréhension est libératrice et, par conséquent, incontournable pour pouvoir avancer.

Il y a dans ce documentaire une déclaration de Bertrand Cantat dans laquelle réside tout, selon moi. C’est quand il dit : « Je n’accepte pas moi-même d’avoir levé cette main. Jamais, jamais, elle n’aurait dû se lever. » La force de cette déclaration est que si elle devait ne pas être sincère, elle se retournerait forcément contre lui et éventuellement ses proches. La vraie et infinie facture à payer est probablement celle de vivre libre avec ce geste à porter avec et en soi. A Bertrand Cantat de trouver, cet être humain en lui qui inclut tout ce qu’il a été, tout ce qu’il est et tout ce qu’il peut devenir. Au nom de quoi la société peut-elle empêcher un être humain de poursuivre ce chemin ? Nous sommes des citoyens imparfaits, des victimes et des bourreaux à la fois, au quotidien. C’est ce qui crée l’opportunité de grandir après chaque épreuve.

Qu’est-ce que la société attend d’un citoyen ? Et qu’est-ce que la société attend d’un citoyen qui aurait effectivement commis une énorme bêtise pour laquelle il a purgé la peine infligée ? N’attend-elle pas de cette personne qu’elle s’implique et s’engage à rester du « bon côté » ? Oui, c’est ce que la société attend et c’est ce que la société donne comme « devoir » à ses citoyens libres. Et c’est évident qu’atteindre ce but passe par la vie sociale et professionnelle.

Barrer cette route relèverait d’une hypocrisie monumentale de la société, elle-même. De quoi sommes-nous effrayés dans le cas présent ? Qu’un artiste passe deux heures de temps avec son public ? Qu’ils vivent ensemble un bon moment ? Qu’ils se remplissent de bons souvenirs, des souvenirs qui peuvent à tout moment déclencher de belles actions ou donner lieu à des inspirations ? Sérieusement ça nous fait peur ? Ce rendez-vous ne concerne que l’artiste et son public.

JE PENSE SINCÈREMENT QUE, SANS L’ART, CE MONDE N’EST PLUS RIEN DU TOUT.

Je sais et je respecte que certaines personnes décident de ne plus croiser la route de Bertrand Cantat. Mais ne nous trompons pas. N’allons pas vers la régression en refusant d’accepter la diversité des angles de vue qui composent notre humanité. Acceptons cette diversité, cette richesse, respectons la liberté de chacun et investissons plutôt l’énergie pour se rapprocher de ce même but visé : réduire et éliminer les violences.

Ne pas réussir à accepter la diversité des angles de vue qui découlent de nos vécus et histoires respectifs fera de nous les créateurs de la GRANDE TRAGÉDIE DE CE MONDE. Y a mieux que ça, non ?

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