Le renoncement volontaire : l’altruisme à la portée de tous


Voici un court article que j’ai écrit il y a quelque temps – mais qui se marie plutôt bien avec l’actualité – et qui explique la base de ce que j’appelle le « renoncement volontaire ». Un geste qui s’apparente à l’altruisme constructif, celui qui est à la portée de tous, qui sert la création et le maintien d’un meilleur équilibre et qui peut combattre les inégalités et les injustices.

C’est Donnant donnant


Cet équilibre, quand il existe chez chaque être humain, contribue ensuite à l’équilibre global. Inversement, lorsque les acteurs politiques, économiques et sociaux affichent une volonté claire et assume une responsabilité à l’égard de l’amélioration de la qualité de vie à une échelle individuelle, alors, « ces citoyens du monde » pourront donner ou faire vivre en contrepartie leur grandeur, évidemment bénéfique pour le monde et les civilisations que nous sommes.
C’est comme un jeu, il s’agit d’agir sur les extrêmes pour déclencher un mouvement et une circulation de biens et d’opportunités.


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Extrait :

Le principe est simple : « en tant qu’acteur économique important, je profite du monde privilégié. Or des défis sont là, au niveau planétaire, et je me sens concerné. L’objectif est de rendre ce monde plus équitable, plus juste. En renonçant à un tout petit bout de mon profit quotidien, je le mets au service de projets dont le but est d’encourager l’être humain en général, des communautés, des populations à aller vers plus d’autonomie, d’indépendance, sans crainte, en confiance et avec détermination. Dès lors, mon expérience d’acteur économique important sert ce monde qui devient plus juste, plus grand. Je continue de profiter de ce monde. »

https://www.linkedin.com/pulse/le-label-loup-chocolat-renoncement-volontaire-maria-grazia-paparone

Katmandou, Bhaktapur, I love you !

Katmandou, Bhaktapur, I love you !

Le Népal et le Vietnam ont été les pays qui ont donné naissance à Loup Chocolat. C’était déjà en 2006, comme le temps passe. Je n’oublie rien. Dans mon futur recueil de textes et de nouvelles, plusieurs seront dédiés à ce voyage et notamment au Népal. Deux pays que j’ai adoré et qui m’ont procuré quelque chose de magique. La production de mes sacs est bien au Vietnam et ça a été merveilleux de mettre ça en place. Évidemment, le défi n’est jamais fini et ça continue… Faites un petit tour sur le site web si le cœur vous en dit.

En cette période de l’Avent :), j’ouvre une porte qui vous invite à découvrir un récit d’une de mes expériences de ce voyage en 2006… Je partage ci-dessous un extrait d’une de mes lettres que j’avais adressée à une amie en Suisse, Sabrina. Je lui raconte un petit bout de ce Népal…

« Hello ma belle,

Ici c’est un endroit magnifique, les gens vivent, mais ça se passe à l’intérieur d’eux-mêmes, ça se sent très fort. Oui, il y a de la pauvreté, c’est un fait, mais il y a beaucoup de richesses aussi, c’est prestigieux le Népal ! C’est plein de touristes heureux dans la rue! Peut-être en raison de tous ces sommets qui entourent ce pays et qui représentent un défi dans leurs yeux, dans leur cœur, dans leur vie… Certains en sont revenus, d’autres se préparent au départ.

…Je suis très attirée par la pierre jaune, l’ambre. Il semblerait qu’il s’agisse de la terre et du vent… j’associe ça à la responsabilité et la liberté. Oui, je me sens devenir responsable de quelque chose, tout en étant sereine envers moi-même. Je fais plein de connaissances, les gens s’approchent facilement, je ne passe presque pas de soirée seule. C’est aussi un signe très positif pour moi. Et en fait, j ai eu une aventure, avec un très beau black, qui est là pour enseigner l’anglais…son nom Zaccheus, j ai passé du temps avec Aurélien dans les CyberCafés, trés sympa et drôle, j’ai rencontré un israélien, Eyal, un mexicain, Oscar, des filles de France, et aussi une suissesse qui travaille comme médecin à Martigny ou Sion, je ne sais plus.

…J’ai vécu quelque chose de spécial l’autre jour avec un enfant, je m’en souviendrai pour l’éternité, je crois. En fait, il m’a fait rencontrer la mère en moi. Je t’explique…

Je suis allée à Bhaktapur samedi dernier avec l’israélien d’ailleurs. Un village perché sur la montagne à 1400m environ. C’est un endroit magnifique, il y a une énergie belle et rare, tout est scénique, d’une ambiance pacifique incroyable. Je n’ai vécu et reçu que de belles choses toute la journée. Mais voilà, en marchant, tout d’un coup devant moi (nous), un petit bout, pas plus haut que trois pommes… il marchait seul au milieu de la route, et pleurait, criait. Autant pour les gens d’ici c’est une scène habituelle, moi ça m’a appelée, ça m’a retenue…
Peut-être il savait marcher que depuis quelques jours, et il était seul… tout en pleurant, il ne renonçait pas, ça se voyait, c’est ce qu’il dégageait, personne ne pouvait l’arrêter, c’est comme s’il tentait le tout pour le tout. Je me suis arrêtée vers lui, je me suis baissée pour le regarder dans les yeux, et j’ai pensé qu’il devait avoir faim. Comme on avait un bout de cake, on le lui a donné. Il l’a pris, il a arrêté de pleurer, mais ne le mangeait pas. Ensuite de mes mains, j’ai pris un morceau de ce cake pour le diriger vers sa bouche, et il était content… moi ça m’a profondément touchée. Parce que je me suis dit encore une fois, il sait marcher, peut-être depuis quelques heures, mais il cherche, il veut cette main qui se dirige vers sa bouche, le cake ne suffit pas… Voilà l’histoire.
Alors je l’ai un peu nourri avec mon geste, mais lui il a
déplacé des montagnes dans ma vie, c’est sûr. C’est comme s’il avait balayé une crainte en moi avec son attitude déterminée à poursuivre sa route pour trouver cette main prête à se tendre vers lui.

C’est fou, un petit bonhomme, je ne connais pas son nom, je ne sais pas d’où il venait, je sais juste qu’il allait… La Vie le lui avait déjà enseigné, la Vie c’est d’aller, là, vers l’avant
… »

L’EXTRAIT EST TERMINE. LE RELIRE, C’EST LE REVIVRE. J’AI L’IMPRESSION QUE J’Y RETOURNE BIENTÔT DANS CE PAYS 😉

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