Le monde artistique « sans frontière » vit la perte du « Maestro » !

Le monde artistique « sans frontière » vit la perte du « Maestro » !

Fai un buon viaggio Maestro e poi, torna <3.

Franco Battiato nous a quitté hier, un artiste hors norme, auteur, poète, musicien, compositeur, interprète, cinéaste, peintre, un être généreux, un génie à mes yeux, un Homme qui trouvera certainement sa place dans les livres d’histoire, parce que Battiato, ça s’étudie.

Sa musique, sa poésie ont éclairé mon chemin, guidé mes pas pour aller là où j’allais pouvoir me sentir mieux, me retrouver. Une rencontre joyeuse, déterminante et si inspirante ! Il n’y a pas un jour qui s’écoule sans que j’écoute quelques morceaux du Maestro. Un vrai encouragement quotidien, une nourriture nécessaire pour une mise en lien avec soi-même. Je l’écoute peut-être depuis une dizaine d’années. Il m’a emmenée plus loin, m’a réconfortée dans ma quête, dans la vision que je défends avec Loup Chocolat : retrouver l’humain, sa grandeur, sa complémentarité, sa diversité. Effet magique et indescriptible ! Une atmosphère qui comble le vide, qui aide à tourner le dos à la haine et à ne poursuivre sa route avec comme seule arme, le désir de grandir et de donner ce qui existe de mieux en soi. Juste par amour envers la nature qui nous définit.

Battiato est un artiste qui a certainement sauvé beaucoup de vies. Il savait accéder aux étages supérieurs des sentiments, des émotions, parfois aux étages cachés, purs, mystérieux, mystiques, aux étages divins qui se hissent dans les rues et ruelles de nos vies. Franco Battiato a été un partant pour les atteindre et ensuite nous les raconter. Quel talent ! Quel travail ! Il a fait de sa Vie une unique et incroyable aventure humaine, une ascension avec des vitesses variables, des choix, des valeurs, des expérimentations. Aucune raison de rester attaché au passé, certes nous pouvons toujours le revisiter mais le prochain rendez-vous, la nouvelle inspiration sont toujours devant. Devant en donnant la main à l’être humain. Ce monde est son règne. « Être humain », notre droit et notre devoir au cours de ce passage su terre. Des êtres présents et protecteurs de la nature qui nous définit et rend aptes à faire le plus de bien et le moins de mal possible, le sens d’une vie.

Dans cette interview pertinente et géniale, Battiato déclare : « Nous sommes en train de vivre une mutation génétique, la chose la plus préoccupante pour l’individu, c’est que l’être humain n’est presque plus là, il est sur le point de disparaître ».

https://fb.watch/5DjHLEzpf8/

Si les auteurs italiens devaient être représentés par des sommets, Battiato c’est un 9000m, c’est comme ça, il a tout simplement été plus loin, plus haut, tout là-bas là-bas et il a créé le 9000m <3. Un sommet invisible et si présent à la fois, un tracé de route pour nos âmes. Peut-être, seules elles, peuvent aspirer à ces pics.

L’art de Franco Battiato est une pluie de diamants qui continuera de tomber sur la Sicile, sur le monde afin de purifier l’existence humaine. Tout peut continuer de s’embellir grâce à l’héritage éclectique, d’une richesse infinie, qu’il nous laisse et on peut s’en réjouir. Franco Battiato « prendra soin » encore de milliers, de millions d’humains, partout, tout le temps.

Je partage « LA CURA », un monument de son œuvre IMMENSE. Un texte intelligent, littéraire et poétique. Sincèrement, je ne pense pas que l’on puisse élever le sentiment « amour » à un degré plus universel que celui-ci. Faites le voyage à tout prix !

R.I.P. Maestro e grazie per aver visto le cose proprio così !

LA SECONDE CHANCE

LA SECONDE CHANCE

Dans le cadre de ma démarche « L’art sauve des vies. Partout. Tout le temps. », je vous présente cette deuxième œuvre par le biais d’une vidéo + un article. La vedette est un poème, il s’agit d’un texte écrit par Johann Wolfgang Goethe : Der Erlkönig.

Ce texte a été très fort dans ma vie. Un éclairage. Un avancement vers la compréhension. Je l’ai découvert dans sa version italienne grâce à son adaptation pour l’album La Luna de Sara Brightman, paru en 2000. Le titre en italien est Figlio perduto. C’est une expression qui m’est très familière. Très populaire et répandue, je l’ai beaucoup entendue au sein de mon entourage. C’est certainement une expression plus courante dans le Sud de l’Italie que dans le Nord. Ces deux mots ensemble contiennent déjà un capital émotionnel très fort qui touche aux racines de mon existence et à la culture que j’ai côtoyée.

La pudeur de ce texte est sa force incroyable. Ces mots simples qui racontent cette histoire dramatique touchent tous les fonds de nos profondeurs. C’est un drame qui se déroule sur des mots purs et tendres, comme de la dentelle, par lesquels douleur, peur, colère, tristesse, angoisse et amour s’échappent au fur et à mesure. Je trouve beau et déroutant. C’est tellement rare de nos jours d’entendre parler des abus avec une telle pudeur.

Ce morceau, je l’ai écouté en boucle, en boucle, en boucle. Il me faisait un tel bien, au fond il touchait et soignait certainement quelque chose. Évidemment, l’interprétation et la voix de Sara Brightman sont majestueuses sur la sublime et pénétrante Simphonie nr7 de Ludwig van Beethoven, elles ne pouvaient que rendre cette œuvre totalement « audible » par mon histoire. Une rencontre parfaite !

A un moment donné, j’ai voulu creuser pour comprendre pourquoi elle avait un tel effet émotionnel et guérisseur. Dans la vidéo, j’explique mes réflexions sur ce texte grandiose.

Avec cet article, j’aimerais parler davantage du troisième point que je cite dans la vidéo, à savoir : cette expression « Figlio Perduto » qui peut s’adresser à chaque protagoniste de la tragédie, ce qui permet d’en faire des lectures sous des angles de vue différents. Un exercice très enrichissant !

La tragédie arrive lorsque les conditions sont réunies. Ce conte – très intelligent – parle de cet enfant perdu qui peut aussi être cet enfant intérieur que nous avons tous. Lorsque nous sommes déconnectés de cet enfant intérieur, nous ne sommes plus empêchés de « mal agir » ou de « faire le mal ». Autrement dit, en restant connectés avec cette partie de nous, nous augmentons les chances de bien agir et de faire des choix qui vont générer le plus de bien et le moins de mal possible.

A l’époque, vers l’an 2000-2001, quand l’album a été publié et qu’il a fait partie de ma collection, je faisais face à des situations nouvelles dans mon propre combat qui consistait à « me relever des abus ». Après sa sortie de prison, la personne qui s’est mal comportée à mon égard a commencé à agir de manière à gêner passablement, à nouveau, ma vie, mon quotidien. Je raconte ce récit au complet dans un travail en cours d’écriture actuellement. Mais pour cet article, je dirais tout simplement que ses agissements ont donné lieu à plusieurs interactions, y compris un face à face « officiel » en guise de justice restaurative ou libératrice ». Le déroulement de ces événements m’a imposé ou demandé d’approfondir, beaucoup, mes réflexions. Un peu comme l’heure de pointe dans mon esprit et ce, au moins jusqu’en 2005. Durant ces années, j’ai pu réellement voir ou apercevoir chez cette personne l’homme perdu, déchu, l’enfant perdu. Sans même jamais rencontrer cette personne. Je faisais une lecture des répercussions dans ma propre vie. Lorsque nous entamons un processus pour guérir d’un traumatisme, le but – selon moi et pour mon cas – n’a pas comme finalité, qu’un être humain se perde à ce point ou définitivement. La procédure judiciaire s’était déroulée de façon irréprochable et pourtant quelque chose restait non résolu, comme si la justice n’avait pas les moyens de tout gérer, de tout couvrir, de tout apporter. Je pense que la valeur manquante c’est à l’être humain de la fournir. Ce qui implique d’aller la chercher, la trouver, la comprendre, l’accepter. Cette séquence se passe dans le monde intérieur, loin du monde extérieur.

C’est libérateur de libérer.

Et peut-être même que la libération est la vraie condamnation. C’est ce qui va mettre l’humain dans les conditions de devoir poursuivre son chemin tout en portant sa croix, son acte, mais en s’engageant envers la vie à rester du bon côté, volontairement. Accorder – sincèrement – cette libération n’est une infime partie par rapport au défi que la personne doit relever. Le gros du travail lui appartient, évidemment. Moi, de mon côté, c’est au niveau de mes pensées que j’agis.

Libérer est un geste humain qui va rendre l’évolution accessible, pour en faire, un droit, un devoir.

C’est là où ce poème est très fort puisqu’il est dans ma vie à ce moment-là, quand mon histoire entame précisément ce chapitre. A force d’écouter ce morceau – doté d’un pouvoir transformateur – j’en arrive au point de me dire, mais pour quelle raison je n’accorderais pas la libération à cet homme afin qu’il puisse aller retrouver ce qu’il a manifestement perdu en lui ? Car ce n’est pas définitivement perdu. Donc la question n’est pas « pourquoi je le fais ? » mais bien « pourquoi je ne le ferais pas ? ».

Ce questionnement m’a clairement aidée à aller vers ce choix d’accorder cette « Seconde chance » et surtout de comprendre la valeur que cette seconde chance peut apporter à l’humanité.

Un autre bénéfice de cette démarche est qu’elle permet de quitter l’étiquette « victime » et « bourreau ». En effet, tant que l’on montre du doigt le bourreau, on montre du doigt la victime et le chemin de la reconstruction ne se fait pas. C’est évident que les routes se séparent définitivement, mais retrouver le statut « d’être humain », défini par sa capacité à être autant victime que bourreau, permet d’agir de façon responsable, libre et consciente pour réussir à se partager ce même monde, notre plus grand défi, en somme. Tant que nous restons dans la haine, la colère, nous en voulons à la vie de l’autre et pensons qu’il ne devrait pas exister ou exister autrement, ailleurs. Mais en lui rendant son accès à l’évolution, il sortira de ce sentiment « d’injustice » et il pourra davantage prendre conscience de sa responsabilité à l’égard de ses actes, de leurs conséquences et des répercussions dans la vie de l’autre.

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L’expression « seconde chance » est aussi très intéressante. A l’inverse, de « deuxième chance », qui annonce d’emblée qu’il y aura une troisième, « seconde chance », elle, affirme qu’elle est la dernière. Point final. Il n’y a pas de place pour une autre. Raison pour laquelle la fermeté va et doit aller de pair avec l’humanisme dans ce genre de situation : « Une seconde chance t’est donnée, tu n’as plus le droit à l’erreur. Si ça devait encore arriver, ça serait définitivement terminé, très certainement. En revanche, ce seul choix qui te reste de faire vivre ton autre face est ton droit, ton devoir. Ta contribution peut être précieuse pour ce monde, ne l’oublie pas. »

C’est précisément le sens que je donne à ma démarche. Au nom de quoi je devrais empêcher cette personne de pouvoir évoluer, devenir meilleure, faire vivre cette autre facette d’elle. ? Elle existe. C’est certain. Et pourquoi je devrais interdire ou bloquer cette évolution dans mes pensées ? Et si ce geste, qui habite tout simplement dans mon esprit déclenchait quelque chose de positif ? Qui me dit que cette personne ne fera pas du bien sur son chemin ? Elle sera peut-être au bon moment, au bon endroit pour empêcher une bagarre ou saura donner l’aide dont une personne aura besoin ?

Je souhaite souligner, et c’est très important pour moi, que je suis pour l’encadrement à vie lorsqu’il est nécessaire. Des gens irrécupérables ou qui présentent un réel danger en vivant libres dans la société font, c’est clair, aussi partie de notre civilisation et ils doivent pouvoir bénéficier d’un cadre adéquat. Sur ce point, seuls les experts peuvent statuer en menant leur précieux travail.

Cette « seconde chance » appartient à nous tous et elle contient ce cheminement individuel et/ou collectif qui pourrait aider à redéfinir certaines valeurs de cette humanité. Peut-être même que cette opportunité est là pour nous éclairer, attirer nos regards sur les vrais dysfonctionnements qui permettent les déviances et les dérapages au sein de cette civilisation. Un Homme se perd dans une société qui lui permet de se perdre.

Pour conclure, cette vision que je défends est ma façon de porter le panneau avec le nom de personnes ayant subi des abus, des violences, des injustices. Pour toutes ces personnes qui ne font plus partie du monde ici-bas, nous nous devons de mener un combat honnête et courageux en prenant conscience de nos responsabilités à l’égard des dysfonctionnements que nous créons afin d’y remédier, de les stopper, de les transformer, mettre notre expérience au service de l’avancement et de l’évolution.

« Ce monde est en permanence réversible. C’est sa façon de nous laisser le pouvoir d’en faire quelque chose de bien. »

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Sarah Brightman : https://youtu.be/24GCYlxMZWw
Texte en italien : https://www.azlyrics.com/lyrics/sarahbrightman/figlioperduto.html, par Chiara Ferrau & Michael Soltau
Texte en allemand : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Roi_des_Aulnes_(po%C3%A8me), de Johann Wolfgang GOETHE

Mon hashtag à moi est #MeTooIStandUp

ON NE PEUT PAS AIDER A LIBÉRER LA PAROLE SANS DIRE AVANT TOUT « SE RELEVER, C’EST POSSIBLE »

Mon hashtag à moi est : #MeTooIGetUpIStandUp

A l’ère de tous ces hashtags qui prennent ou revendiquent le rôle de changer nos sociétés, je pense que beaucoup de gens continuent de s’en sortir loin de la vie virtuelle. Ces personnes ne sont donc pas à deux ou trois clics de nous mais plutôt à quelques pas. On donne le pouvoir aux clics et on ignore de quoi nos pas sont capables… Dangereuse cette technologie ! Ces êtres traversent la vraie vie, celle qui se déroule dans ce monde dont le grand défi reste celui de réussir à se le partager entre humains, de le rendre plus humain, plus juste, équitable et courageux. Donc prudence, car l’abus de clics pourrait nous faire passer à côté de gens que nos yeux ne parviendraient plus à voir ou à reconnaître, et surtout, passer à côté de nous-mêmes. Sacrée perte de sens !

J’ai mené mon combat à une autre époque : dépôt de plainte en 1996 en faisant le 117… le téléphone avait un fil, c’était sûrement le dernier. Chaque action que j’ai menée pour me rapprocher de la sortie de cette guerre avait un nom, un sens. Je connaissais à chaque instant la raison de toutes mes démarches, même si elles échouaient parfois ou n’apportaient pas le résultat escompté.

Nous voilà entrés dans une nouvelle ère. Je suis sûre que ces hashtags peuvent aider de façon passagère ou durable plein de personnes et c’est tant mieux. Je ne sais pas comment c’est vérifiable, par contre je sais parfaitement que même l’étape de la « dénonciation officielle » – ce que ne représente même pas un hashtag dans les réseaux sociaux – n’est de loin pas la case finale à atteindre.

Ce qui est également sûr, c’est qu’à un moment donné, le seul message qui comptera, restera, servira, le seul qui ne vous voudra que du bien est « se relever, c’est possible ». Une fois arrivé, ce message, on ne le laisse plus partir. C’est donc lui qui fait grandir et transforme l’humain et, par conséquent, ce monde. Alors pour l’adapter en « langage virtuel », mon hashtag à moi est :

#MeTooIGetUpIStandUp

#MeTooIStandUp.

BRÈVE INTRODUCTION DE MON PROPRE CHEMIN (court extrait d’un travail d’écriture en cours de finalisation pour un livre essai)

En tant que femme de bientôt 46 ans, mon combat a été mené à une autre époque, avec d’autres moyens. D’une certaine façon, il reste toujours une partie de moi, mon combat. Mon corps, mon esprit restent la maison, le territoire de ma guerre. Mais mon corps et mon esprit sont aussi des parties de moi dont j’ai un accès exclusif pour y instaurer la paix. Je n’ai jamais fréquenté de grands mouvements de foule et encore moins lorsqu’ils devenaient virtuels. Je ne voulais pas retrouver une foule, je voulais retrouver moi-même. Ce désir ne pouvait pas être plus clair à mes yeux. Il était en lettres majuscules, tout le temps, à l’aube comme au crépuscule, à l’aller, comme au retour.

Certainement que j’ai vécu l’époque qui me convenait le mieux pour mener ma propre guerre. Ma quête de compréhension est devenue toujours plus intime, solitaire mais n’a jamais perdu sa volonté, sa détermination. Certes, chemin faisant, on s’éloigne de certains milieux, ou de certaines personnes, parce que les affinités s’évanouissent ou les réalités n’ont plus rien à se dire. Mais quelle existence n’aurait pas son lot de souffrance ou de séparations à vivre ? J’avais un but et en moi, je ne faisais aucun compromis. Il s’appelait : être en paix, retrouver ma joie et mon humour, me sentir entière. Car la réalité, c’est que l’abus déclare la guerre, répand la haine et la colère et vous déchire en morceaux. Voilà à quoi ressemble l’allure d’un monde d’une personne abusée. Je me retrouvais donc dans un monde à renverser. Quand les abus débutent tôt dans la Vie, c’est difficile de savoir quoi d’autre existe. Je peux affirmer aujourd’hui que dans le fond, je savais que l’autre face existait déjà. Pour atteindre mon but, j’étais prête à tout, même payer cher, car intérieurement, ça s’apparente à des conditions de survie. Les personnes ayant été abusées connaissent ce sentiment de survie, tellement bien. Tant que nous nous endormons ou réveillons dans la haine, nous ne sommes pas dans l’entièreté de notre être.

Loup Chocolat est une inspiration à laquelle je dois tout, elle ma vie, elle est toute ma Vie, elle est une paix volontaire et possible. Loup Chocolat est un encouragement, à l’échelle individuelle ou collective, pour atteindre et faire vivre une dimension plus humaine de cette société. Une élévation, peu importe le point de départ. Même dans une tragédie, après la phase de révélation, la phase émotive, la phase judiciaire et toutes les autres, il faudra laisser accessible le chemin de l’évolution pour chaque être humain concerné, évidemment ne présentant aucun danger pour cette société. Si on ne le fait, on passe à côté de précieux éléments, ceux capables de nous conduire vers une compréhension, une case nécessaire et incontournable pour avancer et construire un monde plus juste et plus équilibré. L’évolution est une étape fondamentale en permanence pour lutter contre les abus, les déviances, les dérapages et augmenter ainsi constamment l’efficacité de tout ce qui fait en guise de prévention. Mettre l’évolution au service de la prévention.

La finalité sera toujours celle d’empêcher les nouveaux cas et de réussir à se partager ce même monde entre humains, tous imparfaits.

Loup Chocolat est un message universel, qui encourage un monde debout, ça s’adresse à « la foule » et ça passe désormais sans fil !! Voilà mon beau défi ! Comme quoi le temps a aussi passé, fil ou pas, il s’enfile partout : « « attrape-le si tu peux ».

Une ironie sympathique mon beau défi ! Vie solitaire, vie sociale… Une expérience au service de l’avancement de l’autre.

Comment agir ?

Les nouveaux cas seront empêchés par un monde debout, plus juste, plus courageux, plus humain, au quotidien et en priorité.

Je partage volontiers un point bien précis d’un échange que j’ai eu avec une journaliste de la RTS, il y a quasi une année. C’était après la Cérémonie des Césars et avant la date officielle de la première vague COVID-19…. Pendant une heure je lui raconte, avec entrain et enthousiasme, certains épisodes de ma vie qui ont concerné mon combat. Il s’agit de va et vient dans toutes ces dernières vingt-cinq années écoulées. En écoutant, elle répète qu’elle est impressionnée à plusieurs reprises. Je suis consciente que le sujet de l’abus donne envie de « justifier et renforcer » cette colère et haine collectives dans la société, mais moi, aujourd’hui, je dis : j’accepte mon histoire. Je l’ai comprise. Sur ce, elle répond : « vous ne pouvez pas dire ça ». Avant de clore la discussion, arrive le sujet le sujet Polanski et on évoque très brièvement Bertrand Cantat. Elle avait sa position sur le chanteur pensant qu’il ne devait peut-être plus se produire. Je n’avais pas le même avis, je l’avais déjà exprimé dans certains billets de mon blog. Je ne vois pas en quoi empêcher un concert rend ce monde meilleur. A mon sens, croire et faire croire que par l’action de manifester devant une salle de concert ou de cinéma fait de cette société une meilleure société est une grande hypocrisie. En effet, elle m’adresse cette phrase : « Polanski, lui, à la limite, qu’il fasse des films ». Nous sommes d’accord, tout le monde ne choisira pas d’aller écouter Bertrand Cantat et il n’y a rien de plus simple, dans ce monde, que de ne pas aller à un concert. Mais selon mes valeurs, l’Art et la Culture ainsi que la Nature sont deux axes indiscutables qui aident sincèrement les gens à se (re)diriger vers leur entièreté et c’est précisément ce qui peut aider à garder un monde plus sain. En aucun cas, il ne s’agit de soutenir le viol, la violence et les abus. Le dysfonctionnement de notre société se situe ailleurs que dans une salle de concert ou de cinéma où chacun choisit finalement d’y aller ou pas. Plutôt que de s’acharner sur des humains qui ne sont pas des fugitifs, il faudrait chercher partout où c’est possible des regards courageux qui transforment, embellissent et humanisent cette société.

En résumé, cette dame journaliste m’appelle parce qu’elle a su que j’avais eu un chapitre abus dans ma vie, je lui parle ouvertement et sincèrement pendant une heure, ensuite elle place son curseur dans ma vie, en disant que je ne peux pas accepter ce qui m’est arrivé, par contre Polanski peut faire des films (là il y a un sujet tout prêt, tout bon à lui proposer…je m’engage à l’écrire). Évidemment, je n’ai pas à prendre son curseur, je le lui rends d’ailleurs. Tout de même, ce propos je le ressens comme une insulte, car il me définirait comme quelqu’un qui ne pourrait et ne voudrait pas se relever. « L’acceptation » est un passage obligatoire pour pouvoir avancer. Cette insulte c’est aussi dire à ma fille qu’elle a une maman qui ne devrait pas accepter son histoire… Bref, je tenais à exprimer ce point de cet échange car je trouve qu’il est tellement représentatif et révélateur du mal-être, de l’incohérence et de l’hypocrisie de cette société.

Du coup, j’aurais quelques questions : Est-ce que la RTS propose une rente pour toutes ces personnes qui ne devraient « pas accepter » leur histoire, même lorsqu’il s’agit d’un abus ? Ou est-ce que les médias fournissent un certificat qui permettrait d’obtenir une rente auprès des institutions ? Est-ce que le bénéfice financier généré par des sujets qui se servent dans le malheur, dans la peine des autres est en partie redistribué pour faire vivre ces personnes ?

Si j’ai vécu un chapitre abus dans ma vie ce n’est surement pas « que » pour

  • Permettre à une journaliste de gagner sa vie,
  • Permettre à un politique ou à une célébrité de s’emparer de la problématique et de l’utiliser pour mener sa carrière,
  • Que je sois sur une liste de personnes gérée par une association afin que celle-ci obtiennent des subsides et renouvellement de subsides… (bien sûr, les associations peuvent être utiles…mais ce n’est jamais la force permanente de la vie de quelqu’un).

Mais dans tous ces cas, chacun gagne très bien sa vie. Mais que devient la mienne ? Comment la gagner ou la (re)gagner ?

Je pense que le sens est plus profond et qu’il faut aller là où on n’a pas l’habitude d’aller.

Ma façon de (re)gagner ma vie a été d’accepter mon histoire car c’est ainsi que j’accepte aussi ma force et ma liberté d’être au-dessus de ça. À partir de ce point, j’apporte une réelle contribution à la lutte contre les abus. C’est debout que ma force sera efficace, et pour mener ce combat, il en faut, de la force.

J’aime préciser que dans ma salle de bain, j’ai un produit pour prévenir le jaunissement de mes cheveux, j’ai une crème antirides (je vous assure tout le reste va bien…), mon vécu est devenu mon allié. Il m’accompagne en douceur et avec détermination. Je peux depuis n’importe quel lieu dialoguer ouvertement et sincèrement avec chacun des passages de ma vie. Ces moments-là nourrissent et font grandir ma paix.

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Mon message à toutes les personnes qui s’engagent dans cette traversée ou qui traversent en ce moment

« Je ne vous collerai pas l’étiquette de victime, même si vous avez le sentiment d’en avoir besoin, mais celle « d’humains pleins de ressources ». Chaque épreuve nous renvoie à nos ressources. Nos ressources sont proportionnelles à la taille de l’épreuve. Vous, debout, c’est la pire chose qui puisse arriver à l’abus, aux conditions qui lui permettent d’exister. Vous, debout, vous ôtez les moyens à l’abus de durer. Vous pouvez être les créateurs, les créatrices de son inconfort. C’est elle l’histoire à écrire et à laisser en héritage à nos enfants. Nous pouvons faire mieux que de créer des ashtags sous leurs yeux, nous pouvons vivre notre grandeur afin de régler, autant que possible, ce monde sur un meilleur équilibre. Attention aux éléments extérieurs créés par des vagues d’artifice, ils ne sont qu’éphémères et peuvent repartir aussi vite qu’ils sont arrivés. Ils n’ont pas pour but de mettre en avant votre vie. Seuls vous pouvez le faire en vous fiant à 100% à ce que vous ressentez. Il n’y a pas d’autre vérité que celle-ci. Sachez toujours pourquoi vous faites une démarche ou un pas dans une quelconque direction. Connaître cette raison, c’est avancer avec clarté. Soyez-en sûrs, loin de moi l’idée de minimiser ou d’insinuer qu’il n’y a rien de grave dans ce que vous avez vécu. Bien sûr, c’est grave. Bien sûr c’est une grande et insupportable injustice. Il se trouve que les ressources que vous détenez sont précisément ce dont ce monde a besoin pour avoir meilleure allure et pour mener le vrai combat. Contractez cette force, ce trésor qui est toujours intact, il est là, c’est certain. Vous relevez c’est accepter de retrouver votre essence. Et c’est ainsi que l’abus perdra du terrain jusqu’à disparaître. Je connais le désir de vengeance, l’envie que l’autre souffre. Mais j’ai aussi compris que cette vie devient toujours plus brève devant, plus longue derrière. Elle ne fait que respecter sa propre loi, nous ne pouvons pas lui en vouloir, nous ne pouvons que l’aimer. La case finale est votre plénitude et votre paix. Et ce n’est pas un hashtag qui vous y conduira, mais vos vrais pas dans la vie. Soignez le lien avec votre enfant intérieur, cette partie de vous est incapable de vous déserter, c’est tout simplement contre sa nature, contre sa raison d’être. Il n’y a pas un chemin mais mille pour y parvenir. Je pense, en revanche, que lorsqu’un raccourci se présente, nous nous devons de le prendre. Parce que c’est clair, c’est un clin d’œil de cet univers. Il nous appelle à nous relever.
Ne prenez rien de message si ce n’est pas le moment. Je comprends. Ne gaspiller pas d’énergie à m’en vouloir ou à ne pas être d’accord avec moi ou à ne pas m’aimer. Ma position est légitime, je partage tout simplement ce que la vie m’a inspiré généreusement.  

Je vous souhaite une pluie de clins d’œil sur votre chemin et de profiter du beau temps après la pluie. »

Portez-vous bien, soyez fiers de vous, vous portez déjà le monde 🙂

©Maria Grazia Paparone, (alias Grace) texte en partie extrait d’un travail d’écriture en cours.

L’ART SAUVE DES VIES. PARTOUT. TOUT LE TEMPS.

OEUVRE #1

« L’art sauve des vies. Partout. Tout le temps. » est ma nouvelle démarche qui réunira une dizaine d’œuvres artistiques – principalement des films – dont le message que j’en ai tiré a été déterminant et à chaque fois, un vrai joyau qui a éclairé ma route et continue de le faire.

L’art est cet infini réseau routier sur lequel nous pouvons nous engager. Il nous raconte nos vies, nous éclaire et nous mène vers cette compréhension. Une étape clé qui nous munit de ce dont nous avons besoin pour avancer ou qui nous aide à laisser tomber ce dont nous n’avons plus nécessité. L’accès à l’art et à la culture est essentiel. Ne pas soutenir l’art revient à renier l’humanité.

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Pour chaque œuvre présentée, il y a une vidéo plus un article. Il n’y a pas d’ordre chronologique, c’est comme ça vient, comme je les retrouve.

Film #1

Il s’agit du film AMOUR, de Michael Haneke. Un film que j’ai vu – la première fois – dès sa sortie en Suisse, un film qui m’a bouleversée. Le couple d’acteurs – Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva – avec la participation d’Isabelle Huppert, est grandiose. Avec une délicatesse extrême et déterminée, ils vont donner une place au sentiment « amour » tout au long de cette tragédie.

Ce film m’a marquée et surtout m’a apporté une réponse que je cherchais à ce moment-là de ma vie. Une direction. Il y a plein de messages à extraire de ce film. Tout d’abord celui de l’amour qui n’a peur de rien. Ça beau être austère, douloureux, tragique, sombre… l’amour ne recule devant rien, il n’y a pas de passage qui soit trop étroit ou inaccessible à l’amour. L’amour est là, en nous, au milieu de la joie comme de la douleur, et ne demande qu’à être exprimé à chaque instant de notre existence. « Nous ne serons jamais épargnés des épreuves à traverser tout comme privés de l’amour pour y arriver. »

Le message de ce film qui me tient à cœur réside dans une réplique, en réalité. C’est elle qui m’a immédiatement décidée à acheter le dvd pour voir et revoir, écouter et encore. J’ai écrit parfois cette réplique dans mes cahiers, à la première page, pour y revenir à chaque fois que j’en ai envie.

Bien qu’elle soit simple et même naturelle, je n’arrivais pas à la trouver en moi. Ce film me l’a donnée.

Ce récit met à l’épreuve le sentiment d’amour en exposant une de ses facettes les plus douloureuses : accompagner l’être que nous aimons vers la fin, vers la sortie. La maladie s’installe dans le quotidien de ce couple octogénaire et c’est une vie, quasi, à trois qu’il faut réorganiser. Les habitudes ne sont plus les mêmes, les espaces et le temps sont employés autrement. L’amour va choisir, au milieu de cette nouvelle organisation, de garder sa place.

La réplique

C’est environ à 1h30 du film. A mon sens, c’est le point culminant du scénario, par rapport à ce qui se dit. C’est mon avis personnel. C’est lors d’un échange entre Jean-Louis Trintignant et sa fille Isabelle Huppert, un échange qui va très loin et qui a le pouvoir de remettre les choses à sa place. Chacun va exposer la souffrance de sa propre réalité et le dialogue conduira, pour finir, vers une espèce de soulagement. Voici l’extrait (environ 8 min dans le film, lien ci-dessous) :

  • Qu’est-ce qui passe avec maman ? Pourquoi tu ne décroches pas le téléphone ? Depuis notre dernière conversation, je t’ai laissé quatre messages sur le répondeur, pourquoi tu ne rappelles pas ?
  • Excuse-moi, je n’écoute pas les messages.
  • Tu ne peux pas te douter qu’on s’inquiète ?
  • Votre inquiétude ne me sert à rien. Non, ne le prends pas mal, ne le prends pas mal. Ce n’est pas une critique. Mais je n’ai pas le temps de m’occuper de votre inquiétude, voilà c’est tout.

  • Tu ne peux pas m’interdire de la voir.
  • Non…

  • J’ai été idiot de fermer la porte tout à l’heure. Excuse-moi, j’ai été pris au dépourvu. Je suis désolé

« Votre inquiétude ne me sert à rien. Je n’ai pas le temps de m’occuper de votre inquiétude. »

Comme je disais, selon moi, cette réplique est le point culminant du scénario. En exprimant cette phrase, Jean-Louis Trintignant protège son amour, sa sphère, avec clarté. Il indique ce qui compte pour lui et la manière dont il souhaite vivre cette phase de sa vie. Certes, cette réponse va blesser sa fille qui va légitimement revendiquer son droit de voir sa mère, également avec une détermination. Au bout de l’échange, il y a ce rééquilibrage, Jean-Louis Trintignant admet qu’il est allé trop loin, il est désolé et reconnaît le droit de sa fille, tout en préservant son intimité et ce qui lui appartient.

Certainement, cette réplique a la force de déclencher ce qui doit être vécu chez les deux protagonistes de la scène, avec sa dureté, cette déclaration va créer aussi beaucoup de bien en incluant et en prenant en considération toutes les réalités y compris le souhait d’Emmanuelle Riva de ne pas être vue dans son état. Ces mots sont durs et généreux à la fois car ils vont libérer l’autre en le déchargeant : sens-toi libre de ne pas t’inquiéter autant. C’est ton droit de ne pas t’inquiéter.

Pourquoi cette réplique m’a percutée ?

J’avais besoin d’entendre ça. Ça été l’ouverture d’un boulevard devant moi, pour ma conscience et pour continuer un chemin vers une paix intérieure. Elle est exprimée de façon élégante, saine et autoritaire. On ne peut pas ne pas comprendre cette phrase. On ne peut pas ne pas la respecter.

Elle m’a fait du bien en me soutenant dans mon combat, dans mon parcours. Se relever d’un abus exige à retrouver le sentiment « amour », sans ça, difficile de tenir. Les abus, en tant que sujet, malheureusement, trop tabou et trop peu débattu avec une réelle volonté de combattre ce mal, parviennent à éveiller beaucoup d’inquiétude – entre autres – chez l’entourage proche ou éloigné et dans la société en général. Souvent l’être humain pense qu’il rend service parce qu’il s’inquiète. Si en face, cette inquiétude est prise comme une limitation ou quelque chose envers laquelle il faudra être redevable, ça peut en réalité devenir un vrai obstacle ou un poids supplémentaire à porter au risque de passer à côté de qui on est.

Mon avis

Je pense qu’on devrait tous avoir cette réplique dans une poche car elle peut servir, dans la journée ou dans une vie. Quand on exprime une telle phrase parce qu’on veut protéger ce qui est « amour », parce qu’on veut vivre ce qui est «amour », alors elle peut déclencher la même envie chez l’autre, elle peut favoriser un meilleur équilibre et redonner la juste place aux sentiments de chacun. La juste place, ce n’est pas rien. C’est même beaucoup. Et c’est plutôt agréable comme sensation. Quand on la rencontre une fois, on ne peut plus ignorer qu’elle existe.

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C’était la réplique que je voulais partager. En dire plus, ça serait en dire trop. Tout le film est merveilleux. C’est joué avec une telle pureté. Un film à voir si ce n’est pas fait, parce qu’il donne une belle leçon d’amour. Il y a une société qui en a besoin de cette leçon… la nôtre.

Ce mot « amour », par rapport au contexte actuel de ce monde, de cette crise, et des inégalités qui durent depuis trop longtemps et qui sont davantage mis en lumière en cette période « covidienne », aurait à lui tout seul la force de tout régler, de tout rétablir, de tout rééquilibrer. Mais quelque chose l’empêche…

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Si le message de ce film vous a marqués, sentez-vous libres de partager votre ressenti, votre avis. Je serais très heureuse de le connaître. Pour ne pas manquer les autres vidéos de la démarche « L’art sauve des vies. Partout. Tout le temps. », abonnez-vous, tout simplement J Merci !!

Voici le lien vers la vidéo

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Le prochain film de ma liste est Forrest Gump et j’aurai une petite invitée. Elle a dernièrement vu cette toile et a envie de dire quelque chose. Elle se réjouit et moi aussi !

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Merci pour votre attention.

Portez-vous bien et à très bientôt.

Grace

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